Accouchement à la maison en Maine et Loire

...où quand les parents décident de rester dans leur nid.

22 janvier 2009

Film "le premier cri"

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Un Film de Gilles de Maistre

            C'est l'éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie, celui que l'on pousse quand on naît et qui scelle notre venue au monde. La naissance sur grand écran à l'échelle de la planète. Contraste des terres, contraste des peuples, contraste des cultures pour le plus beau et le plus insolite des voyages. Dans un intervalle de 24 h sur la Terre, le destin de plusieurs personnages se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d'un enfant. Avec ses personnages réels, ce film retrace l'instant magique des premiers balbutiements de la vie et explore les univers de la naissance, aussi variés que nous sommes différents. Prévu sur les 5 continents, des dernières zones encore sauvages aux lieux les plus urbanisés, le tournage commence mi-mars et durera 1 an.

          

           La bande-annonce: lien

      Le site officiel:
http://www.disney.fr/FilmsDisney/lepremiercri/

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20 janvier 2009

Témoignage de Nathalie: la naissance de Llewelyn

<p>Hier, Joelle a dédicacé son premier livre « Passage de vies, po</p>

Hier, Joelle a dédicacé son premier livre « Passage de vies, pour une naissance libre ». J'y étais avec mes copines. Aujourd’hui je me pose pour « enfin » mettre en forme ce récit d’accouchement, de naissance. En y réfléchissant, je me rends compte à quel point cette expérience a été une étape dans ma vie, un passage intense et fondateur. Tellement douloureux que je m'en sens presque traumatisée... Mais le traumatisme ne l'est que jusqu'à son expression, ici par écrit. Il m’aura fallu deux ans, le voici donc :

Nous sommes installés depuis 10 jours (seulement) dans notre nouvelle maison, une yourte dite « contemporaine » de 38 m².

Le 20 novembre 2006, vers 2h30 du matin, je ressens quelque chose de diffus dans mon ventre, et là, immédiatement, sans jamais l'avoir vécu, je sais. C'est ma première contraction. Enfin est-ce vraiment une contraction ? En tout cas c'est le tout début de mon accouchement. A ce moment-là, je me dis : « en fin de matinée, je suis maman ».

Tous les trois-quart d'heure jusqu'à six heures du matin, je ressens la même vague au creux de mon corps. Je reste là tranquille, à rêver et espérer, encore un peu seule avec moi-même, avant le grand changement de vie qu'est devenir mère. (Plus tard je vais fortement regretter de n'avoir pas profité de ce temps pour dormir...) Vers six heures je réveille Guillaume, le futur papa, pour lui dire « ça y est ! ». Loin du cliché du jeune papa speed qui court à la maternité, il me murmure : « dors encore un peu mon amour ». Alors je me rendors, jusqu'à 10h. Immédiatement ou presque, nous appelons Joelle. « Des contractions toutes les demi-heures, c'est pas pour maintenant ! » nous dit-elle. C'est vrai que pour l'instant, je ne souffre pas le martyr, c'est comme des règles douloureuses, et ça, je connais.

Ainsi se passe la journée, tranquillement. Nous sommes entièrement dans la joie de l'évènement à venir, et nous prenons le temps de regarder un film, je coupe même les cheveux de Guillaume !

Vers 17h, les contractions m’envahissent toutes les 10 min. Là je commence à avoir mal quand même. Alors on rappelle Joelle. Une fois d'abord, puis une autre fois, parce que là vraiment on commence à flipper d'être seuls. Et dire qu'on voulait tout faire tout seuls comme des grands !

Vers 19h on entend une voiture arriver. En sortent ... deux pompiers ! Un instant j'ai cru qu'une personne de ma famille, très intuitive et très inquiète, nous avait envoyé les pompiers. Et bien non, ils venaient nous vendre le calendrier, et alors cocasserie, ils se sont embourbés sur le terrain ! Guillaume et le voisin ont mis une heure à les débourber. Ils sont repartis juste avant que Joelle arrive. Auquel de notre désir inconscient ont-ils répondu ? Ou peut-être bien aux peurs des gens de notre entourage qui ne comprenaient pas notre choix ? Nous l'ignorons...

Vers 20h30 Joelle arrive. Je voudrais crier ma joie de la voir arriver, lui exprimer ce que je ressens, mais je n'ose pas... J’ai un peu peur de ses réactions. Je voudrais tellement lui demander de vérifier mon col, pour savoir « où j'en suis »... mais j'ai peur de passer pour une idiote ou une peureuse. Je crois que j’ai fini par lui demander. Elle me propose de vérifier moi-même, mais je ne sens rien, à part ma main qui s'enfonce, s'enfonce... Et comme je n'ai jamais suivi aucun cours de biologie, j'ai peur de faire mal au bébé, alors je demande à Joelle de vérifier elle-même. Et là, ô joie, elle nous dit que le travail est très bien avancé, mon col bien dilaté, à 7 ou 8... Guillaume demande : « c'est pour quand alors ? » Elle lui répond que ça peut être très variable, entre un quart d'heure et quatre heures, ou plus encore... Moi je n'entend qu'une chose : un quart d'heure. Pendant un quart d'heure, je n'arrête pas d'y penser, plus qu'un quart d'heure à souffrir, bientôt fini !

En fait c'était loin d'être fini, TRES loin d'être fini.

Après tout est un peu flou, je ne suis pas sûre de mes souvenirs. Ce qui reste, c'est la douleur, une douleur jamais connue. J'ai cru mourir, très sincèrement. Mais j'ai été rassurée, peut-être sans qu'elle le sache, par Joelle. Tout d'abord par ses sourires, je me disais, si elle sourit, c'est que mon cas n'est pas si grave que ça, ça doit être pareil pour les autres... Et puis elle a parlé d'une amie à elle qui à chaque fois qu'elle accouche se dit « plus jamais » tellement ça fait mal, et qui a tout de même eu plusieurs enfants. Alors à ce moment-là, je me suis vraiment dit que je n'étais pas la seule, et surtout que c'était surmontable. Et puis Joelle décrivait si bien ce que je ressentais : « tu voudrais descendre du train maintenant, tu regrettes d'être montée ? Mais c'est pas possible, il va falloir attendre la prochaine gare ! ».

Je suis entendue, on m'accepte, on me comprends. Bon ok. Maintenant il va falloir que ça avance quand même, car cette douleur je n'en peux plus... Je ne la veux plus, je la refuse, la déteste, je voudrais la vomir sans y arriver… Je suis épuisée. Moi qui rêvais d'accoucher debout, je n'ai même pas la force de me soulever. Joelle me suggère plusieurs fois la position accroupie, mais impossible, je n'ai pas la force de me mettre autrement qu'allongée sur le dos. La douleur me terrasse. Guillaume est là, calme, présent, derrière moi. Il me tient, me caresse, me masse, m'apporte à boire, à manger. Un excellent régisseur, déformation professionnelle !

Je trouve ça tellement long, ça n'en finit pas… Je me concentre sur ce que j’ai appris en cours de prépa à l’accouchement, j’expire lentement en accompagnement la contraction. Cela me fait du bien, je le sens. Et puis juste au bout moment, Joelle me propose d’arrêter de faire cette « méthode » que j’ai « apprise » pour me laisser aller à pousser pour de bon !

Plus tard, Joelle me dit : « ton bébé est là, tout près de la sortie. Mais j'ai l'impression que tu bloques, au moment où ça passe sur l'anus. » Et là je comprends. Voilà pourquoi j'ai des hémorroïdes depuis les six mois de grossesse, qui me font si mal, c'était pour me faire comprendre quelque chose. Je crois que j’ai raconté à Joelle ce souvenir d'enfance : dans un hôpital avec ma mère (pour la naissance de mon frère je crois), on voit une petite fille et elle me dit :

« tu vois le bébé, là ? Il est né en siège, c'est pour ça qu'il marche comme ça.

« Ca veut dire quoi naître en siège ?

«  Ca veut dire sorti par les fesses.

A partir de ce moment-là (j'avais environ 10 ans), et jusqu'à mes 15 ans je crois, j'ai cru, plus ou moins consciemment, que certains bébés pouvaient sortir par les fesses... de la maman ! Et oui ça paraît fou, mais quand on est petit, on s'en invente de drôles d'histoires.

Bon après bien sûr, je savais ce que c'était de naître en siège, mais cet épisode m'avait tellement marqué, qu'à cet instant, pendant que moi-même je donnais la vie, j'ai eu besoin d'être rassurée. Alors j'ai demandé à Joelle de me confirmer que mon bébé n'allait pas sortir par mes fesses. Et elle l'a fait. Sans jugement. Et c'est exactement ce dont j'avais besoin. Que personne ne se moque, surtout, de cette petite fille qui avait visualisé « autre chose », ce jour-là...

[Des fois j'essaye d'imaginer ce qui aurait pu se passer si j'avais été à l'hôpital. Aurais-je osé raconter mon histoire ? M'aurait-on rassuré ou jugé ? Me serais-je détendue ou refermée comme une huître ? Episio ou césarienne ?...]

Après ça a encore été long, mais vraiment c'était différent, ça avançait. L'expulsion a duré une éternité, m'a-t-il semblé...  A chaque poussée, Joelle disait : « cette fois, c'est la bonne ! ». Et ben c'était jamais la bonne... Selon Guillaume, il a fallu 3 contractions, selon moi 15 ! La tête, coiffée de sa poche, rentrait, sortait, puis rentrait, puis sortait… Je me souviens avec bonheur des mains magiques de Joelle, de ses doigts de fée appliqués sur mes tissus tendus, qui apaisaient tellement le feu de la douleur. Aujourd'hui je suis fière d'avoir mis au monde mon enfant sans produits chimiques. J'ai senti très clairement à chaque poussée le moment où ça allait déchirer, et j'arrêtais de pousser juste avant, je n'ai donc pas du tout déchiré. Et Joelle m'encourageait à avoir confiance en moi, à écouter mon corps : « c'est toi qui sais, c'est toi qui sais ».

Et puis je me souviens de ce petit appareil pour écouter battre le coeur de mon bébé, je regarde Joelle, elle n'a pas l'air inquiète, donc moi non plus...

La poche des eaux se rompt, et quelques minutes après, à 1h45, dans un soulagement gigantesque, Llewelyn est sortie. La douleur s'arrête, instantanément. Joelle, assise en face de moi, dans un calme désopilant, recule d'un mètre, et nous dit : « allez c'est à vous, maintenant ». Je la regarde, tente de me pencher en avant pour sortir ma fille, mais, cela ma fait mal et épuisée, je renonce. Alors Guillaume (qui plus tard m'a dit être devenu père à cet instant précis), se penche, tend les bras, et d'un geste étonnamment précis, prend Llewelyn sous les aisselles, la lève, et l'installe tranquillement au creux de mon bras gauche, contre mon sein.

Joelle se lève, commence à tout ranger. Guillaume et moi restons émerveillés. Dix minutes plus tard, Llewelyn commence à faire du bruit avec sa bouche. On dit à Joelle : « on dirait qu'elle veut téter ». Elle nous répond : « oh vous verrez, quand elle aura envie, elle fera un bruit très spécial avec sa bouche ». Avec Guillaume, on échange un regard, un sourire, et je la met au sein. Elle se met immédiatement à téter avec une avidité qui épate Joelle. Le placenta a été expulsé assez rapidement. Llewelyn a tété trois heures durant, puis j'ai pris une douche. Alors Guillaume a pris Llewelyn dans son gilet, comme un papa-kangourou. Puis on a été se coucher, Joelle nous a bordé (véridique !), et est partie, après avoir TOUT rangé dans la yourte. Quel bonheur le lendemain au réveil !

Et je remercie la vie de m'avoir envoyé ces anges pour m'aider à devenir maman.

Posté par Lathema à 12:22 - Témoignage - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 janvier 2009

Rencontre sur le thème de la naissance respectée

L'association "l'arbre à bébé" organise une réunion d'échanges autour du thème de la naissance respectée.
Cette rencontre est prévue le samedi 17 Janvier 2009 chez Pierre à Angers.

Pour plus d'informations , RDV sur le site de l'arbre à bébé (dans les liens), dans la partie forum, branche Maine-et-Loire. Ou téléphoner à Pierre: 02 41 93 87 23

L'association "l'arbre à bébé" est une asso nationale, répartie en "branches" départementales, dont l'objectif est l'échange entre parents autour de l'accompagnement   respectueux des enfants ; ce qui inclut la naissance respectée, l'allaitement,   le portage, les couches lavables et l'hygiène naturelle infantile et bien sûr   l'éducation respectueuse.

Posté par Lathema à 10:33 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A propos du livre "Passage de vies"

Je vous annonçais il y a quelques temps la sortie du livre de Joelle Terrien intitulé "Passage de vies".

Je vous informe qu'un site et forum sur le livre est ouvert avec de riches discussions.

Par ailleurs, des photos de la rencontre précédent la séance de dédicace sont en ligne.



Posté par Lathema à 10:12 - Divers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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